Pouvoir et Societe

Le pouvoir repose-t-il sur la contrainte et le consentement ?


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1 conclusion le Mar 17 Mar - 22:33

En début d’année, nous nous étions posé la question suivante : « Le pouvoir est-il basé sur la contrainte ou sur le consentement ? ». Nous avions alors entrepris de nombreuse recherche et lus un certain nombre de livre pouvant nous aider à répondre à cette question. Et c’est en étudiant Le Prince de Machiavel que nous nous sommes rendu compte d’une chose. Pour pouvoir répondre à cette question, nous devons « placer » le pouvoir dans deux contextes différents. Nous devons étudier le pouvoir lors de son ascension, et lors de son maintient. Ainsi nous ne sommes pas en présence de qu’une question, mais de deux questions :
« Lors de son ascension, le pouvoir est-il basé sur la contrainte ou le consentement ? ».
« Lors de son maintien, le pouvoir est-il basé sur la contrainte ou le consentement ? ».

Lors de son ascension, le pouvoir peut être basé soit sur la contrainte, soit sur le consentement, ou même les deux. Tout dépend de sa nature. En effet, tous les chemins mènent à Rome ! Mais ce ne sera jamais catégorique, car la contrainte et le consentement sont des notions relatives. Par exemple le consentement est le fait d’accepter que quelque chose se fasse. De cela on peut voir deux situations différentes. Ne pas s’opposer à l’accomplissement d’une action revient à dire que l’on n’est pas contre cette action, et donc que l’on accepte. Ou alors le consentement peut-être un acte de volonté par lequel on décide ou même on déclare expressément qu’on ne s’oppose pas à une action déterminée dont l’initiative est prise par autrui. Or bien que l’on arrive au même résultat, ce n’est pas la même chose ! Et avec la contrainte, c’est presque la même chose. On dit que la contrainte est une pression morale ou physique exercée sur quelqu’un, ou quelque chose. Cela peut-être aussi une obligation créée par les règles en usage dans un milieu par une nécessité. Si l’on suit la contrainte avec ce que l’on a dit sur le consentement, on arrive à la chose suivante, si une chose qui n’est pas consenti n’est pas respecté, alors une contrainte non consenti n’est pas une contrainte, elle n’est rien.
Le pouvoir peut être essentiellement basé sur le consentement. Le cas qui nous vient à l’idée en premier est le cas où le pouvoir est de nature démocratique. Diderot ce fait dans son article autorité politique lorsqu’il énonce ceci « le consentement de ceux qui s'y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et à qui ils ont déféré l'autorité. ».
Le pouvoir peut être basé essentiellement sur la contrainte. En effet cette situation peut très bien arrivée. Cela est souvent le cas par des coups d’Etat. L’histoire nous montre un nombre imposant d’exemple. Mais je préfère prendre un exemple actuel qui nous montre bien que cette situation peut encore arrivée. Je veux parler du coup d’Etat qui a eu lieu au moment ou je vous parle à Madagascar. En effet le président Ravalomanana à laissé tomber son titre au profit du leader de l’opposition Andry Rajoelina.

Ensuite, lorsque le pouvoir est mis en place, il lui faut maintenant être maintenu.
D’une certaine manière, le pouvoir doit obligatoirement être basé sur le consentement afin d’être maintenu.
Pour illustrer mes propos, je vais prendre deux exemples dans des situations différentes.
Machiavel, dans le Prince explique que pour un roi, la meilleur façon de rester au pouvoir est d’être aimé, de ne pas être haï et d’être crains. En effet, toutes les personnes au pouvoir veulent être aimé de ses sujets ou citoyens, car si l’on est aimé, on ne sera pas renversé. Ensuite il continue en disant qu’un prince doit être crains mais seulement pour pouvoir garder son armée de manière ordonné lors d’une bataille, donc ce n’est plus valable maintenant. Et Machiavel termine par le fait qu’il ne faut pas être haï cela peut tomber sous le sens. En effet si l’on est haï, c’est parce que nous aurions fait des tord au peuple, en les surchargeant de taxes, par exemple. Je rappelle que c’est l’une des raisons que Louis XVI a été détrôné lors de la révolution française.

Il y a d’autres moyens d’obtenir le consentement du peuple. Ces moyens ne seront pas ceux utilisé dans une démocratie mais on en trouve encore aujourd’hui des exemples vivant.
Afin d’obtenir le consentement du peuple, la, ou les, personne au pouvoir peux « abêtir » le peuple. Cette abêtisation peut être dut à une éducation très suivit des enfants à l’école, ou même une éducation par de la propagande. Le meilleur exemple étudié est la fiction de 1984, ou le parti extérieur est en constant contact avec de la propagande. L’exemple vivant au quel je pense immédiatement est la situation à Cuba. La population ne fait que voir de la propagande partout, et la population est structurée de telle manière qu’ils ne pensent qu’à l’éloge de la révolution. De plus ils sont persuadé que toute la planète vit comme eux.
Le tyran peut aussi tenter de détourner l’attention du peuple. La Boétie a démontré un exemple très frappant sur la conduite du tyran Cyrus envers le peuple de Lydie. En effet ce dernier avait forcé ses sujets à aller régulièrement dans des bordels ou dans des endroits, ayant le même but qu’un casino. Pour certaines personnes, ces exemples ne montrent pas un réel consentement, il est issu de la contrainte. Mais je fais remarquer que cette situation fais référence au titre même du discours de la Boétie « le discours sur la servitude volontaire ». Et même si cela reste une servitude (la contrainte) Elle est tout de même volontaire (consentement).

En conclusion, Le pouvoir est basé sur la contrainte et sur le consentement suivant la nature du pouvoir. Pour être consentis, une démocratie n'aura pas besoin de contraindre continuellement son peuple. Alors que l'autorité du tyran sera constamment obligé de contraindre son peuple pour arrivé a ses fins. C'est pourquoi si des organisations comme l'OTAN ou l'UE décidait un embargo ou d'autre contrainte contre ces pays en autocratie, alors il perdrait tout son pouvoir et cela rétablirait ainsi la démocratie.

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